Je considère que le concept d’éducation équilibrée est un mythe, et comme je l’expliquais dans mon article sur les oscillations de l’esprit, je pense qu’un enfant doit osciller entre les pôles symboliques que représentent le père et la mère.
Mes parents ont divorcé quand j’avais environ 5 ans, et comme bien des enfants, j’ai grandi avec ma mère. Vous voyez venir le souci ? Que fait un enfant qui n’a pas de figure paternelle ? Je me permets une petite pause ici : même sans père, je pense qu’un enfant peut grandir de manière parfaitement équilibrée s’il existe une autre présence dans son entourage proche qui représente la symbolique masculine.
Je n’ai pas eu ce repère, et je me suis évidemment accroché à ma mère. Même si cela m’a significativement aidé dans la connaissance du système féminin et a joué un rôle capital dans mes succès en daygame, je n’en ai pas moins été un jeune parfaitement déséquilibré.
D’ailleurs, au même titre que les individus, les villes, les pays et les continents oscillent également entre leurs pôles. Vous vous êtes déjà demandé d’où venait la polarisation politique gauche / droite des États du monde entier ? Personnellement, j’y vois un rapport conflictuel symbolique avec le féminin et le masculin. C’est logique finalement : chaque pays est composé de millions de couples d’hommes et de femmes, et ces pays ne peuvent être autre chose que le reflet du rapport masculin / féminin qui anime leurs administrés.
J’ai quitté la France en 2018, non pas par envie. Mais par besoin. Par besoin d’aller conquérir le masculin sacré qui manquait profondément à ma vie. La France est un pays féminin, maternel, qui donne littéralement le sein à ses citoyens (Marianne je pense à toi), qui prend soin d’eux. Les USA, c’est encore le Far West, un pays motivé par une puissante volonté de domination, de performance, de conquête.
Si la France est ma mère, l’Amérique est indubitablement mon père. La France m’a offert le sein, l’Amérique m’a offert la résilience (et les seins aussi, faut pas déconner).
Je tape ces lignes depuis un avion en partance de Bordeaux pour retourner à New York, et pour la première fois depuis mon expatriation, mon séjour en France a été agréable. Après 7 ans passés en Amérique, ma soif intarissable de masculin a finalement été satisfaite, et le féminin se réinvite avec douceur et délicatesse dans ma vie. Ce séjour en France a été comme un agréable voile chaud qui enveloppait mon corps et mon esprit. Je déambulais dans les rues de Bordeaux à regarder les Françaises, et je commençais à reconnaître ces traits si naturels qui caractérisent le féminin français.
Mes chères Françaises, vous avez un charme fou, vous êtes incroyablement belles et élégantes. Vous vous habillez avec une classe et un naturel qui contrastent tellement avec l’ostentatoire new-yorkais, je crois que c’est vous que je préfère secrètement.